par Lydie Onnie Todoukou Robinson au Nord Cameroun (par Domitille Dupont, ancienne coopérante à Maroua)
Lydie, son fils Ramsès et moi sommes donc partis pour le marché local, avec en tête les proportions pour fabriquer suffisamment de farine pour tous les enfants de la famille d'accueil de Ramsès : il nous fallait 3 tasses d'un kilo de mil rouge, 1 tasse de soja, 1 tasse d'arachide et 1 tasse de sucre (1 tasse = 1kg).(2).
De retour du marché, les enfants ont aidé à laver, griller puis vanner le mil rouge, le soja et les arachides. il ne restait plus qu'à faire le mélange des trois ingrédients(3) et à les écraser, avant de tamiser la farine, d'ajouter un kilo de sucre (2) et une cuillère de sel. Nous avons ensuite mis la farine dans des sachets pour la conserver.
Notes : Ce texte n'a pas été modifié mais appelle quelques remarques ou précisions: de Xavier LAURENT
xalaumisola@yahoo.fr
(1) 200 km au sud de Maroua
(2) pour 3 kilos de mil il suffit d'un demi kilo de sucre (10%)
(3) Il est plus simple de mélanger le sucre avant de passer au moulin
(4) On peut effectivement faire la « boule » avec Misola. C'est assez épais
Pour la bouillie on obtient la liquéfaction en ajoutant l'amylase de malt après la cuisson de la bouillie.
On peut ajouter, comme indiqué, l'amylase de malt AVANT de cuire mais il faut alors beaucoup de ce malt (10 à 20%)
(5) Le nyébé (en langue peuhl) est un haricot. Il est bien moins digest que le soja mais cette question n'est pas vraiment essentielle, bien qu'importante. Ce qui est essentiel c'est de bien utiliser l'amylase de malt pour liquéfier les bouillies très épaisses sans utiliser trop d'eau.
Deux verres d'eau suffisent pour un verre de farine (100 ml). La bouillie cuite est alors liquéfiée par trois pincées de malt.
vers 2006-10-29-01